Wwoofing

Le wwoofing sur notre lieu permet de venir s’immerger entièrement dans la vie de la ferme, y participant en tant que personne actrice à part entière bénéficiant de ses ressources (alimentation, logement, formation) et répondant à ses impératifs.


Les jardins de la fontaine pareuse est un lieu où se sont vécues des tas de choses et où il s’en vivra encore. Difficile à définir!! La base c’est quand même une vie qui tourne autour de la réappropriation de son milieu et des sujets indispensables à sa vie, sur le plan intellectuel, moral ou physique. Traduit généralement par le terme « autonomie » il s’agit donc ici de se mettre en relation avec ses besoins vitaux et de voir comment il est possible d’y répondre par soi même, autrement, seul.e, en collectif…. C’est un lieu où s’exercent donc la démerde, la création et le labeur. Et tout cela sur une activité agricole, des chantiers d’éco-construction, des implications dans la vie locale, des initiatives alternatives, des actions et réflexions sur le collectif et la gouvernance, la création et l’engagement dans des structures alternatives locales.

De façon très concrète le lieu a une orientation agricole de subsistance et de micro production. C’est un lieu sous les arbres, en bordure de foret domaniale où la dimension agricole cherche à se fondre.
Ce lieu est composé de bois, d’un maraîchage en partie sur buttes, de serres, d’un jardin forestier et puis: poules, ruches, chien, chat, mare….. Il est fait ici l’expérience de l’incorporation d’arbres fruitiers dans un milieu forestier, de renouvellement de semences anciennes locales, de culture et de multiplication du fameux pommier du Kazakhstan, et de variétés anciennes et étrangères de fruits (agrume, asiminiers…)
Le lieu est habité par une maison de hobbit et 4 petites cabanes et cahutes en cours d’achèvement (dans les deux sens du terme 🙂 )
Ce lieu a abrité, abrite et abritera des vies collectives par moment, des vies solitaires à d’autres, de l’accueil de public en dehors de toute institutionnalisation…. le nombre de personnes qui y vivent et qui s’y implique change souvent, voisin.es, famille, copaines, services civiques, ancien.nes wwoofeur.ses, personnes ayant soif d’initiatives collectives et de vie autonome s’y relaient au fil des projets, des ententes, des engueulades, des mariages et des divorces, des opportunités, des rencontres….

Ce lieu est en lien étroit, de par l’immense implication successive des personnes qui l’ont investi, avec:
Une coopérative alimentaire autogérée d’inspiration libertaire, une boulangerie à l’ancienne collective, une équipe municipale pour la création d’un café associatif, le réseau local des permaculteur.ices, le réseau local des producteur.ices, la radio locale, le cinoche local…. Autant de choses qu’il vous sera possible de connaître, visiter, rencontrer.

Deux mots encore: Je suis Nicolas, le propriétaire et le principal habitant, je travaille quelques jours par semaine dans une ferme à l’extérieur qui accueille des détenus en fin de peine et je produis du pain tous les quinze jours, je laisse donc parfois les gens seuls sur le lieu mais il est aussi possible de venir avec moi sur le projet pain.
Et pour finir, il s’agit d’un lieu de 3,5ha, la maison de hobbit sert de lieu commun, hébergement en tente, caravane ou cabanes, pas de salle de bain et eau froide. Je ne peux accueillir de personnes qui ne sont pas autonomes sur de l’organisation ménagère (repas, vaisselle, ménage, rangement).

L’accueil sur le lieu n’est pas systématique, il dépend de la disponibilité des gens qui y vivent et du projet exposé par les personnes qu souhaitent y venir. Des difficultés à nous joindre? Je sais! N’hésitez pas à relancer. Les séjours dans un cadre touristique sont inadaptés.

Indispensable : avant de nous contacter passez voir la « lettre aux volontaires » sur le site, tout ce qui n’est pas écrit ici s’y trouve !

À ciao !

 

 

 

Philosophie de travail

Les gens de ce lieux ont un désire de partage, une envie de s’ouvrir au monde et sont en recherche de joie de vivre. Mais ils sont aussi exigeants, critiques et rustres parfois !
Ils se donnent comme priorité l’accueil des gens en chemin vers la création de ce type de projet et qui veulent se former. Également ceux qui vivent en WWOOFing toute l’année ou qui veulent vivre un temps ou tout le temps.

« Tantôt presque moine, à suivre une rigueur et un rythme soutenu, en composant avec le travail rude, les taches quotidiennes et les méditations, tout en sachant avec précision où il va, et tantôt dispersé entre la danse folk et la percussion africaine, travaillant à l’instinct et tâtonnant sans cesse, Nicolas, le créateur du projet, est un animal pas évident à suivre. S’adapter à tout ça n’est pas aisé ».

Les projets en cours

Maraîchage permacole sur butte sans mécanisation / 7000m² (concept de Phill Corbet). Plantation de haies fertilisantes, aromates, plantes abritant des auxiliaires, mares, tunnels de culture, compost, mise en place d’un rucher.

En bref sur le lieu

Douche solaire uniquement et toilette sèche, nourriture végétarienne bio, campement ou caravane ou chambre.
Sports nationaux : balades, musique, méditation, et Tarot bien sûr !

Avis aux wwoofeurs : le projet (vu par la forêt)

Je suis un lieu paisible, coiffé d’arbres hauts, tapissé d’herbes et de mousses, entouré d’une grande forêt, et qui a un jour vu s’installer sous ses branches un petit bonhomme nommé Nico.

Aux alentours, c’est le vent de la civilisation qui souffle. A 5 min à vitesse d’homme véhiculé, c’est la grisaille, l’odeur et le son de la route, de la ville et des trains (Villers-Cotterêt), à 20 min, le tremblement de drôles d’oiseaux métalliques (aéroport CDG), puis à 1 heure, une immense surface rigide qu’ils appellent Paris, je crois, et entre tout ça, c’est l’agitation, la précipitation, la construction (ou destruction) ! ! !

Vu que la grande foret d’à coté (foret de Retz 13000ha) commençait à trembler au son des machines qui arrachaient ses arbres et des hommes qui abattaient les animaux, et que le petit bonhomme commençait à s’agiter sous mes branches, j’ai craint que la fin soit proche pour moi.

Quand il a lui aussi sorti ses machines j’ai cru que cette fois, c’était vraiment fini. Mais il ne m’a pris qu’une moitié de mes arbres, de mon herbe et de ma terre, auxquels il a intégré ses cultures et ses bâtiments. D’autre gens sont venus se joindre à lui, certains de passage bref, d’autres ont faillis rester à vie, et il en est même qui rodent encore dans les parages.
Croyez bien que je me suis battu, et que je me bats encore, je leur ai fait vivre le vent, le froid, la chaleur, la boue, l’humidité qui transperce les os et même l’incendie de leur maison en bois. Et il n’y à pas que moi qui leur fait des misères, leurs propres institutions humaines et leurs infrastructures leur font vivre une pénibilité de choix !

Vous seriez près à vivre ça vous ? Il faut être fou ! Et bien malgré tout ça, rien n’y fait, ils sont encore là ! Pire, ils ne cessent de me trouver belle, apaisante, et agréable !
J’ai tenté de comprendre leurs actions, mais c’est difficile, ils appellent ça de la permaculture, et je crois que ce qu’ils veulent faire avec moi, c’est créer, utiliser et transmettre un outil de vie, qui permette l’autonomie la plus importante possible, afin de vivre d’avantage au rythme de la vie qu’à celui de l’industrie. Ben voyons !

Alors ils ont pris mon bois et ma terre pour construire une maison de hobbit (ossature bois, terre-paille, toiture végétalisée) à quelques lieues d’ici, un poulailler, puis ils m’ont fait des trous partout pour faire des mares, fosses, fossés, baissières et buttes de cultures. Ils m’ont aussi imposé de composer avec toutes sortes de nouvelles espèces végétales que je suis censé intégrer à mon milieu (forêt comestible / 2000m²).

Toute personne de passage fait inévitablement partie intégrante de la vie et de son organisation. En fait, soyez chez moi comme si vous y étiez pour l’éternité, avec tout ce que cela implique, et préparez vous à vivre les épreuves de ma nature. Mais si malgré elles vous percevez ma beauté, vous serrez aussi touchés par mon calme et ma bienveillance, car, dans le fond, je crois que je commence à vous apprécier, vous et votre grande implication, conviction et dévotion typiquement humaine, pour vos grandes idées quelles soit industrielles ou permaculturelles, en tout cas bien dérisoire à l’échelle du temps chers Homo Sapiens).

Pour voir les témoignages des anciens wwoofeurs, cliquez ici !