Wwoofing

Le wwoofing sur notre lieu permet de venir s’immerger entièrement dans la vie de la ferme, y participant en tant que personne actrice à part entière bénéficiant de ses ressources (alimentation, logement, formation) et répondant à ses impératifs.

Philosophie de travail

Les gens de ce lieux ont un désire de partage, une envie de s’ouvrir au monde et sont en recherche de joie de vivre. Mais ils sont aussi exigeants, critiques et rustres parfois !
Ils se donnent comme priorité l’accueil des gens en chemin vers la création de ce type de projet et qui veulent se former. Également ceux qui vivent en WWOOFing toute l’année ou qui veulent vivre un temps ou tout le temps.

« Tantôt presque moine, à suivre une rigueur et un rythme soutenu, en composant avec le travail rude, les taches quotidiennes et les méditations, tout en sachant avec précision où il va, et tantôt dispersé entre la danse folk et la percussion africaine, travaillant à l’instinct et tâtonnant sans cesse, Nicolas, le créateur du projet, est un animal pas évident à suivre. S’adapter à tout ça n’est pas aisé ».

Les projets en cours

Maraîchage permacole sur butte sans mécanisation / 7000m² (concept de Phill Corbet). Plantation de haies fertilisantes, aromates, plantes abritant des auxiliaires, mares, tunnels de culture, compost, mise en place d’un rucher.

En bref sur le lieu

Douche solaire uniquement et toilette sèche, nourriture végétarienne bio, campement ou caravane ou chambre.
Sports nationaux : balades, musique, méditation, et Tarot bien sûr !

Avis aux wwoofeurs : le projet (vu par la forêt)

Je suis un lieu paisible, coiffé d’arbres hauts, tapissé d’herbes et de mousses, entouré d’une grande forêt, et qui a un jour vu s’installer sous ses branches un petit bonhomme nommé Nico.

Aux alentours, c’est le vent de la civilisation qui souffle. A 5 min à vitesse d’homme véhiculé, c’est la grisaille, l’odeur et le son de la route, de la ville et des trains (Villers-Cotterêt), à 20 min, le tremblement de drôles d’oiseaux métalliques (aéroport CDG), puis à 1 heure, une immense surface rigide qu’ils appellent Paris, je crois, et entre tout ça, c’est l’agitation, la précipitation, la construction (ou destruction) ! ! !

Vu que la grande foret d’à coté (foret de Retz 13000ha) commençait à trembler au son des machines qui arrachaient ses arbres et des hommes qui abattaient les animaux, et que le petit bonhomme commençait à s’agiter sous mes branches, j’ai craint que la fin soit proche pour moi.

Quand il a lui aussi sorti ses machines j’ai cru que cette fois, c’était vraiment fini. Mais il ne m’a pris qu’une moitié de mes arbres, de mon herbe et de ma terre, auxquels il a intégré ses cultures et ses bâtiments. D’autre gens sont venus se joindre à lui, certains de passage bref, d’autres ont faillis rester à vie, et il en est même qui rodent encore dans les parages.
Croyez bien que je me suis battu, et que je me bats encore, je leur ai fait vivre le vent, le froid, la chaleur, la boue, l’humidité qui transperce les os et même l’incendie de leur maison en bois. Et il n’y à pas que moi qui leur fait des misères, leurs propres institutions humaines et leurs infrastructures leur font vivre une pénibilité de choix !

Vous seriez près à vivre ça vous ? Il faut être fou ! Et bien malgré tout ça, rien n’y fait, ils sont encore là ! Pire, ils ne cessent de me trouver belle, apaisante, et agréable !
J’ai tenté de comprendre leurs actions, mais c’est difficile, ils appellent ça de la permaculture, et je crois que ce qu’ils veulent faire avec moi, c’est créer, utiliser et transmettre un outil de vie, qui permette l’autonomie la plus importante possible, afin de vivre d’avantage au rythme de la vie qu’à celui de l’industrie. Ben voyons !

Alors ils ont pris mon bois et ma terre pour construire une maison de hobbit (ossature bois, terre-paille, toiture végétalisée) à quelques lieues d’ici, un poulailler, puis ils m’ont fait des trous partout pour faire des mares, fosses, fossés, baissières et buttes de cultures. Ils m’ont aussi imposé de composer avec toutes sortes de nouvelles espèces végétales que je suis censé intégrer à mon milieu (forêt comestible / 2000m²).

Toute personne de passage fait inévitablement partie intégrante de la vie et de son organisation. En fait, soyez chez moi comme si vous y étiez pour l’éternité, avec tout ce que cela implique, et préparez vous à vivre les épreuves de ma nature. Mais si malgré elles vous percevez ma beauté, vous serrez aussi touchés par mon calme et ma bienveillance, car, dans le fond, je crois que je commence à vous apprécier, vous et votre grande implication, conviction et dévotion typiquement humaine, pour vos grandes idées quelles soit industrielles ou permaculturelles, en tout cas bien dérisoire à l’échelle du temps chers Homo Sapiens).

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