Charte de l’association

Extrait des statuts :

La charte est destinée à fixer les divers points non prévus par les présents statuts, notamment ceux qui ont trait à l’administration interne de l’association.

Elle est établie par le Collège Résilient des Sages, qui la fait alors approuver par l’Assemblée Générale. Des modifications peuvent être apportées par le Collège Résilient des Sages avec effet immédiat. Toute modification doit être notifiée aux adhérents qui disposent d’un délai de 15 jours pour exprimer leur désaccord.

Le CRS ne peut modifier le montant des cotisations dans la charte.

Interprétation des statuts :

Le premier but opérationnel est de favoriser les activités permacoles sur un lieu. Ce sont les lieux-dits de la sente de Retheuil et de la fontaine pareuse qui se trouvent au 1 bis chemin de la fontaine pareuse, 02600 Haramont. Ce lieu est régi par un design, réalisé par une personne diplômée d’un cours certifié en permaculture. Sa mise en application est la raison d’être principale de l’association, le reste en découle. Le design, ayant brûlé dans un incendie, est en cours de réécriture.

Font foi de la réalité de ce design :

  • L’ébauche actuelle du design ;

  • Les textes écrits parlant de la philosophie de ce lieu ou faisant état des règles qui en incombent

  • Un accord moral passé entre membres du Collège Résilient des Sages.

De plus Mr. Mazy Nicolas s’engage à fournir ce design avant le 29/12/2018. Une première version sera proposée au 1er juin 2018.

Adhésions à l’association :

  • Adhérent simple ou solidaire : participation aux chantiers, accueil wwoof, achat de légumes, de semences , de plants.

  • Adhérent acteur : accueil, référent de chantiers, participation aux planifications et prises de décisions.

  • Membre fondateur : garant et acteur des valeurs de l’association, prioritaire des denrées et organisateur de leurs répartition

L’adhésion sur 1 an qui prend effet à restitution de la fiche d’adhésion

Adhérent simple :

But : bénéficiaires de nos actions qui adhèrent aux statuts et donc aux valeurs et missions de l’association . Partenariat.

Elle permet de bénéficier des actions associatives : participation aux chantiers, accueil wwoof, achat de légumes, de semences , de plants, intégration aux achats groupés.

Cotisation : 5 euros

Adhérent solidaire :

Elle permet d’aider l’association avec une cotisation plus importante et ouvre aux mêmes droits que l’adhésion simple.

Cotisation : 50 euros

Adhérent acteur :

But : réseau de soutien indépendant de la vie du lieu tant à l’intérieur qu’à l’extérieur

Elle permet d’être membre acteur, de prendre en main l’accueil, d’être référent de chantiers, de participer aux planifications et prises de décisions, de conduire des initiatives, des stages, des ateliers au nom de l’association, d’avoir accès à la banque de semences et ouvre aux mêmes droits que l’adhésion simple.

Avoir suivi une micro formation sur le lieu, présence minimum de cinq jours sur l’année, aide à la construction et/ou à la pérennisation de la structure ou du contenu de l’association.

Cotisation : 30 euros

Adhérent fondateur :

But : Garant du design, du fonctionnement de la vie du lieu dont les accords ou désaccords au sein du CRS.

Elle permet d’être co-acteur et co-garant de l’ensemble de la vie de l’association, d’être co-organisateur des actions associatives, de prendre et d’appliquer des décisions, mettre en place des actions, gérer les ressources et ouvre aux mêmes droits que l’adhésion de membre acteur.

Cotisation : 100 euros

Condition : Membres du CRS afin de garantir les décisions et choix de l’association. Avoir une connaissance poussée du lieu, avoir été membre acteur, présence minimum de trois mois sur l’année et être impliqué entièrement sur l’ensemble d’un projet porté par l’association. Acceptation par le CRS selon les modalités de prise de décision décrites dans le présent document.

Règles morales :

  • Soin à l’accueil, partage et transmission des savoirs

  • Se référer au groupe, en prendre soin

Conditions d’éligibilité au CRS

Sont éligibles tous les membres de l’association présents sur le lieu au moins 6 mois de l’année et qui se sont présentés ou ont été désignés si ils acceptent leur titre.

Prise de décision:

La prise de décision lors des réunions de l’association (AG, ou CRS) se fait au consensus et au consentement:

  • La décision est à prendre sur une proposition déjà établie : le processus de décision au consentement est utilisé.
  • Une décision est à prendre sur un problème, sans proposition préalablement établie : la méthode du consensus est utilisée pour l’élaboration d’une proposition. Elle est ensuite adoptée en suivant le processus de décision au consentement.

Consensus:

La prise de décision au consensus est utilisée afin d’obtenir une solution à laquelle tous les participants adhèrent. Le consensus est le fait que chacun fasse évoluer sa pensée, ses idées, pour mettre du sens ensemble, avoir une vision partagée. C’est une façon de faire ensemble qui n’est ni rapport de domination ni compromis. Le consensus c’est mettre du sens ensemble. La prise de décision au consensus suit scrupuleusement un processus donné (voir ci-dessous). Ce processus par du postulat que la meilleure manière d’obtenir une adhésion de tous les participants à une idée c’est qu’elle ai été co-construite par eux tous. Le processus amenant au consensus a en son coeur l’élaboration collective d’une idée et son amélioration collective, jusqu’à, en théorie, l’adhésion totale. C’est un processus dont l’application demande du temps, en amont de la réunion et pendant (voir sur plusieurs réunions).

1. Information – formation
  • L’accès à l’information, l’acquisition de connaissances, le partage du savoir sont primordiaux dans le processus de participation. Si la phase de diffusion de l’information est la première condition de la participation, elle est parfois insuffisante à elle seule (surtout si elle est technique) et doit alors s’accompagner d’une appropriation de la connaissance (via des formations ou des réunions spécifiques pour répondre aux questions).

  • L’information doit être donnée selon les canaux habituels des participants (journal, lettre, mail, téléphone, réunions spécifiques…), en amont de la décision (selon les situations : de quelques mois à quelques semaines).

    • Si cela ne correspond pas à la situation, il faut prévoir en début de réunion, un temps spécifique d’information et de réponse aux questions.

  • L’information doit :

    • Elle doit être claire, explicite.

    • Elle doit mettre en exergue les enjeux et expliciter les conséquences positives et négatives de la décision.

    • L’information doit être «transparente» : pas de non-dits, de manipulation, pas de rétention.

    • Elle doit être utile pour ne pas noyer : l’information est triée et organisée.

2. Réflexion individuelle, appropriation
  • Ce temps, personnel, ne doit pas être occulté, ce qui signifie, donner l’information en amont de la réunion.

    • Si cela ne correspond pas à la situation, il faut prévoir en début de réunion, après le temps d’information et de réponses aux questions, un temps de réflexion personnelle (d’au moins 10mn) pour que chacun puisse élaborer sa propre pensée avant de se «précipiter» dans la discussion ou de rejoindre l’avis de l’orateur qui le précède.

3. Réflexion collective, discussions
  • Circulation et appropriation de l’information ne suffisent pas à la participation s’il n’y a pas la parole.

  • Cette phase nécessite un travail en tous petits groupes pour faciliter l’expression de chacun.

  • Elle suppose que chacun ait pris le temps de prendre connaissance de l’information. Cependant, le facilitateur doit être vigilant à ce que le besoin d’information ne vienne pas occulter la discussion. Un temps de rappel de l’information peut être prévu (si cela n’a pas été le cas).

  • Il est également important qu’une personne ressource soit présente pour délivrer l’information nécessaire et recadrer le sujet dans la vision globale si nécessaire.

4. Formalisation de la décision
  • Le sujet faisant l’objet de la décision doit être rédigé de manière précise et claire pour aider à la prise de décision.

  • Le libellé ne doit comporter qu’une seule idée à la fois.

  • Les formulations sont issues du travail des petits groupes de la phase 3.

Consentement :

La prise de décision au consentement a pour but d’arriver à une solution à laquelle personne ne peut plus s’opposer. «On va partir du principe qu’une bonne décision est celle qui respecte les limites de celles et ceux qui devront l’assumer, et qui ne compromet en rien la capacité de l’organisation à mener à bien sa mission.» Le processus va garantir que la décision prise ne va à l’encontre d’aucune objection (valide, voir plus bas). «Tant qu’il y a des objections, l’ensemble du groupe est mobilisé pour bonifier la proposition. Ainsi, les objections permettent de révéler les limites avec lesquelles le groupe devra composer et indiquent donc l’espace de liberté» laissé pour réaliser la solution. En revanche il ne garantit pas que tout le monde adhère pleinement à la solution, qu’une autre solution n’aurait pas été préférée, ni qu’une solution meilleure n’aurait pu être trouvée. A tout moment du processus, tout acteur de la décision peut demander une pause ou un ajournement.

1. Désignation d’un Facilitateur
  • À la différence de l’animateur qui emmène un groupe vers un objectif à atteindre, le rôle du Facilitateur est de dérouler les différentes étapes proposées dans le processus de décision.
  • Qu’il soit ou non membre, il n’a pas de pouvoir sur le groupe.
  • Il n’est pas plus responsable que les autres membres du groupe de la qualité du résultat obtenu.
2. Elaboration collective de la Proposition (facultatif)
  • Écoute du centre : chacun est invité à formuler les éléments importants relatifs au point traité. Cette phase peut prendre la tournure d’une discussion ouverte, cela peut être un temps à part entière.
  • Élaboration de la proposition : déterminer le sujet, la problématique, les arguments.
  • Il est conseillé de faire une proposition simple au départ, qui sera transformée par intelligence collective au travers du processus de gestion par consentement.
  • Deux possibilités sont offertes:
    • Le Facilitateur peut demander à une personne de formuler une proposition.
    • Quelques personnes peuvent constituer un groupe d’amélioration qui va plancher sur l’élaboration écrite et argumentée de la proposition.
3. Test de la Proposition
  • Une personne est désignée comme ‘Porteur’.
  • Le Porteur doit être en mesure de décrire en quoi la Proposition permet de résoudre ou réduire des problèmes et /ou faciliter la mise en application d’une mission ou d’un objectif.
  • Le Porteur doit donner un exemple de situation réelle, actuelle ou passée, dans laquelle la Proposition aurait déjà permis de réduire le problème.
  • Le Facilitateur doit :
    • Abandonner la Proposition s’il estime que le Porteur n’a pas rempli ces conditions.
    • Seulement juger si le Porteur a présenté l’exemple et les explications qui sont requis, et si ceux-ci ont été présentés selon un raisonnement logique et sont donc raisonnables. Le Facilitateur ne peut pas porter de jugement quant à leur exactitude, ni juger si la Proposition est susceptible de traiter le problème.
4. Clarifications
  • L’objectif est d’ôter tout doute ou possible interprétation erronée de la proposition. Il ne s’agit pas à ce stade d’exprimer ce que l’on ressent vis-à-vis de la proposition
  • C’est le Porteur qui répond et clarifie les éléments de la proposition.
  • Chaque participant pose des questions en vue de comprendre la proposition dans son ensemble ou la problématique avancée.
  • Le Porteur ne répond pas aux « pourquoi ? ».
  • Le Facilitateur doit interdire l’expression de toute réaction ou commentaire à propos de la Proposition et empêcher toute forme de discussion.
5. Réactions / Ressentis
  • Ressentis : en quoi la proposition vient satisfaire mes besoins, ceux du projet par rapport à l’organisation ?
  • Chacun (sauf le Porteur) exprime ce que la proposition lui évoque. C’est à ce stade qu’un maximum d’informations peuvent être exposées afin de nourrir le Porteur pour lui permettre d’amender la proposition lors de la phase suivante.
  • Le Facilitateur doit immédiatement stopper et interdire tout commentaire en dehors du tour, toute tentative d’engager les autres dans un dialogue ou tout échange de quelque sorte que ce soit, ainsi que toute réaction à d’autres réactions et non à la Proposition.
6. Clarifier et modifier
  • Le Porteur peut partager des commentaires en réponse aux réactions et/ou apporter des modifications à la Proposition. Il peut également retirer la proposition.
  • Toutefois, le but premier de toute modification doit être de tenter de répondre au mieux au problème du Porteur et non à ceux soulevées par les autres.
  • Lors de cette étape, le Facilitateur doit immédiatement stopper et interdire tout commentaire de la part de quiconque autre que le Porteur.
7. Listing d’objections
  • Les objections ne sont pas des préférences, des avis, d’autres propositions, c’est ce que l’on considère comme des limites pour soi et pour la mise en œuvre du projet.
  • Émettre une objection, c’est s’en défaire comme quelque chose de personnel pour en faire la richesse du groupe. Une objection est un véritable cadeau pour le groupe : elle va lui permettre d’aller plus loin en explorant des parties de la proposition encore inexplorées.
  • Le Facilitateur doit stopper et interdire toute forme de discussion ou de réaction.
  • Le Facilitateur fait un tour pour savoir si les membres du groupe ont des objections.
    • Dans un premier temps, ils sont juste invités à dire si « oui » ou « non » ils ont une objection.
    • S’il y a des objections, elles sont écoutées et traitées une à une.
    • La formulation d’une objection n’est pas la formulation de la solution à celle-ci. Le Facilitateur se centre sur l’obtention de la formulation de l’objection.
    • On note les objections au tableau avec le prénom de la personne qui les porte.
  • Le Facilitateur teste les objections. Le Facilitateur n’a pas le pouvoir de dire si l’objection est raisonnable ou non. Il peut seulement poser des questions afin d’aider celui qui porte l’objection à le déterminer. Une objection est raisonnable si :
    • Elle est argumentée de manière claire.
    • Elle n’est pas une manière détournée, consciemment ou non, d’exprimer une préférence ou une autre proposition.
    • Elle invite à une bonification de la proposition par l’intelligence collective du groupe.
    • Elle élimine la proposition, en la rendant impossible à réaliser (on gagne du temps en passant à une autre proposition).
8. Traitement des objections
  • Le facilitateur traite les objections une par une.
  • Les objections posées au centre sont celles du groupe. La discussion est libre, chacun peut apporter des solutions dans le but de lever l’objection traitée.
    • Avancer des arguments raisonnables permettant d’expliquer en quoi cette Proposition modifiée devrait résoudre et éviter la problématique dans chacune des situations spécifiques que le Porteur a décrite en illustration.
    • Le facilitateur s’assure régulièrement de vérifier que l’objection se lève auprès de la personne qui l’a émise.
    • Si le Facilitateur conclut que l’Objecteur ne fait pas d’effort de bonne foi à tout moment pour trouver une modification possible, il devra considérer l’Objection comme caduque et poursuivre le traitement de la Proposition comme si l’Objection n’avait pas été soulevée.
  • Le Porteur confirme que la Proposition ainsi modifiée répond toujours à sa problématique initiale.
    • Si non, il doit présenter un argument raisonnable expliquant pourquoi la Proposition modifiée ne permet pas de résoudre ou d’éviter la problématique dans au moins l’une des situations spécifiques déjà présente. Sinon, le Porteur peut présenter un nouvel exemple de situation que la Proposition modifiée ne permet pas de résoudre.
    • Si le Facilitateur conclut que le Porteur ne fait pas d’effort de bonne foi à tout moment pour répondre à des questions (concernant la problématique qui sous-tend la Proposition, ou concernant des exemples que le Porteur a donné pour illustrer la Tension), il devra considérer la Proposition invalide à processer et l’abandonner. 
  • Si une solution lève l’objection d’une personne, celle-ci en informe le groupe.
  • Après un tour de levée d’objections, le facilitateur s’assure que de nouvelles ne sont pas apparues.
  • Tour de table pour consentement.

Indemnités :

Les conditions d’indemnisation des frais liés aux activités de l’association sont revues trimestriellement par le CRS, selon la capacité financière de l’association à supporter tout ou partie de ces couts.

Les frais kilométriques sont remboursés à 0,383 euros par kilomètre. Ces frais ne peuvent être engagés que dans le cadre d’activités validées par le CRS et sur présentation d’un justificatif.

Si des membres de l’association sont domiciliés à plus de 100 km du siège de l’association et se déplacent dans le cadre de leur mission jusqu’à celui ci, le CRS, sur demande du bénéficiaire, peut valider un remboursement forfaitaire des frais : jusqu’à 15 euros pour 100 à 200 km, jusqu’à 30 euros jusqu’à 400km, et jusqu’à 50 euros au-delà.

Données personnelles :

La CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés) dispense les associations des déclarations relatives à la création de fichiers de données personnelles concernant ses membres et donateurs. L’association afin de faciliter son secrétariat enregistre informatiquement les informations données par ses adhérent-e-s à leur inscription et ne se limite pas à celles ci (par exemple peuvent être enregistrées les participations aux activités proposées par l’association).

La diffusion sur internet de l’annuaire des adhérent-e-s se passe également d’une déclaration. Néanmoins cette diffusion ne peut se faire qu’avec l’accord des membres concernés. Est présente sur le bulletin d’adhésion une clause permettant à un-e nouvel-le adhérent-e de signifier son refus par défaut. Conformément à la loi du 6 janvier 1978 l’adhérent-e possédant un droit constant d’accès et de modification de ces données personnelles possédées par l’association pourra réviser sa décision.

Les données personnelles des adhérent-e-s ne seront pas communiquées sans accord préalable d’une assemblée générale à des organismes tiers souhaitant les démarcher. Tous les individus concernés devront alors être informés et pourront s’y opposer individuellement. Si suite à une décision d’une assemblée générale des données personnelles sont transmises à un tiers non plus ponctuellement mais systématiquement alors une clause en informant les nouveaux adhérents et leur permettant de signifier leur refus sera ajoutée au bulletin d’adhésion.

Droit à l’image et à la vie privée :

La loi impose que toute publication d’images doit être précédée d’une demande d’autorisation précise à propos du but de la prise d’image. L’association prévoit deux usages des images prises lors de ses activités : la publication sur son site internet, la constitution d’albums et présentations qui pourront être montrées à des personnes extérieures à l’association lors de manifestations à laquelle elle participe.

Dès l’adhésion le nouveau membre peut spécifier sur sa fiche son refus de l’un ou l’autre (ou des deux) usage(s). Cette décision peut être modifiée à n’importe quel moment, de manière générale ou pour des images spécifiques.

Néanmoins, légalement, le droit à l’image ne s’applique que si la personne sur le support est identifiable. Ainsi une personne de dos, de loin ou dans une foule compacte ne pourra demander à bénéficier du droit à l’image et l’association n’a pas à lui demander d’autorisation particulière.

Outils numériques :

L’association VIE se dote de multiples outils numériques afin de faciliter son organisation et sa communication. De manière non exhaustive elle a l’usage d’une boite mail, d’un site web et d’un outil de travail collaboratif.

Accès aux outils :

  • boite mail : lecture permise à tous les membres du CRS, écriture permise à tous les membres du CRS et aux autres membres dans le cadre et les limites de leurs fonctions.

  • site web : un des membres de l’association est directeur de publication du site web. Il s’agira d’un administrateur qui a cette mission spécifique, ou à défaut l’ensemble du CRS.

  • Outil de travail collaboratif : il est accessible à tous les membres de l’association qui en font la demande. Cela comprend l’accès au canal général, les canaux qu’il a créé et ceux que les autres membres partagent avec lui (selon leur bon vouloir).

Gestion des accès :

Un administrateur spécialement mandaté pour cela s’assurera qu’à chaque modification des membres et des dirigeants les accès soient modifiés en conséquence : retrait des accès en cas de départ et modification des mots de passe.

Les statuts de l’association Vie

Les présents statuts ont été votés par l’assemblée générale du 21 janvier 2018.

Article 1 Nom

Il est fondé entre les adhérents aux présents statuts une association collégiale régie par la loi du 1er juillet 1901 et le décret du 16 août 1901, ayant pour titre VIE.

Article 2 – Objet

L’objectif général:

Développer la permaculture, plus précisément ses applications concrètes et ce qui en découle en terme de pratique.

Des définitions complètes de la permaculture sont proposées ici en annexe.

Objectif opérationnel :

Les objectifs opérationnels de l’association sont de participer à l’acquisition de connaissances, de techniques et de savoir-faire propres à la Permaculture.

L’association s’attache à la mise en place concrète des principes de la Permaculture, à savoir la recherche d’autonomie en terme de satisfaction de ses besoins vitaux, d’où le nom de VIE.

Elle a donc aussi pour objectif de faciliter la mise en place d’actions pratiques visant cette autonomie.

Les buts (atteignables concrètement) :
  • Favoriser les activités permacoles sur un lieu.

  • Favoriser la diffusion de ces activités permacoles vers l’extérieur.

  • Favoriser des initiatives permacoles extérieures.

Objectif moral :

L’épanouissement et la pleine réalisation de soi, dans la prise en main de sa propre vie, des aspects qui lui sont vitaux et ce jusque dans ses relations humaines, dans le respect des principes éthiques de la Permaculture.

Actions envisagées :

Cette association fait suite à la volonté d’un Tiers de mettre à disposition un lieu à un groupe d’individus désirant y pratiquer la permaculture. La permaculture créant des systèmes permettant à chacun de vivre autonome, s’axe principalement sur la production de denrées, d’habitats et d’énergie. Cependant tous les aspects de la vie sont et doivent y être abordés.

Les champs d’actions envisagés se regroupent donc en sept catégories, dont voici quelques déclinaisons de thèmes que l’association envisage d’aborder :

Alimentation : autonomie alimentaire : mode de culture et d’élevage – conservation des aliments – achats groupés de denrées – transformation – découverte d’aliments – cueillette sauvage – réappropriation de sa nourriture (éducation alimentaire).

Habitat / énergie : habitat alternatif – écoconstruction – habitat partagé – habitat léger – construction bioclimatique – gestion des énergies et gestion de l’eau.

Vivre ensemble : groupe de parole – CNV (Communication Non Violente) – autogestion – réseaux des permaculteurs – WWOOFing – volontariat – modes de décision alternatifs (consensus, bâton…).

Éducation : ateliers éducatifs – éducation populaire – éveil – méthode d’éducations alternatives – cours certifiés.

Soin, pratique de soi : musicothérapie – aïkido – mouvement régénérateur – méditation – groupe de parole – pratique de CNV – automédication (dans le respect des limites légales) – cueillette – transformation – jeûne.

Loisirs : art intuitif – musique traditionnelle – danses folkloriques – fête des saisons – fabrications de jeux – artisanat – jeux.

Économie : économies alternatives – monnaie locale – mutualisation des biens – SCI – mise en lien de maraîchers et usagers – service d’échange local.

L’association abordera tous ces aspects et répondra à ses objectifs de manière concrète à l’aide des moyens suivants (liste non exhaustive) : réunions, stages, initiations, interventions dans les établissements scolaires, achats groupés, ateliers, visites, création d’annuaires, recherches, groupes de travaux, chantiers participatifs, cours, bals, événements, sorties, achats, ventes, communication, site internet, conseils.

Article 3 – Siège social

Le siège social est fixé au 1 bis, Chemin de la fontaine pareuse, 02600 Haramont.
Il pourra être transféré par simple décision du Collège Résilient des Sages.

Article 4 Durée

La durée de l’association est illimitée.

Article 5 – Composition

L’association se compose de membres adhérents (personnes physiques ou morales).

Article 6 – Admission

Pour être membre de l’association, il faut :

  • adhérer aux présents statuts,

  • adhérer aux décisions encore en vigueur prises dans les précédentes Assemblées Générales.

Article 7 Membres Cotisations

L’association VIE considère comme membres adhérents celles et ceux qui ont pris l’engagement de verser une cotisation annuelle dont le montant est précisé dans la charte.

C’est l’Assemblée Générale qui fixe le montant des cotisations, ce montant étant inscrit dans la charte.

Article 8 – Radiations

La qualité de membre de l’Association se perd par la démission, le décès, la radiation prononcée par le Conseil Résilient des Sages pour faute grave. Le membre intéressé doit avoir été invité à s’expliquer. Il peut déposer un recours devant l’Assemblée Générale.

Article 9 – Affiliation

L’association VIE peut adhérer à d’autres associations, unions ou regroupements par décision du Collège Résilient des Sages.

Article 10 – Ressources

Les ressources de l’association comprennent toutes les ressources autorisées par les lois et règlements en vigueur, dont :

  • le montant des droits d’entrée et des cotisations;

  • les subventions de l’Union Européenne, de l’État, des régions, des départements, des communautés de communes, des communes  mais aussi des ministères, de la CAF et de la CNAF et des établissements publics et autres collectivités;

  • les dons ;

  • la vente de produits et de réalisations confectionnés par les membres de l’association ;

  • une partie ou l’intégralité des montants demandés dans le cadre de manifestations – organisées par l’association VIE (exemple : stages, formations, initiations, etc..) ;

  • les subventions, prix, bourses, le mécénat, sponsoring, etc, d’organismes privés (associations, fondations, entreprises, etc) ;

  • et plus généralement toute autre ressource, subvention ou don qui ne serait pas contraire aux lois en vigueur.

Le bon fonctionnement de l’association nécessite l’utilisation d’un compte bancaire, sur lequel sont déposées les ressources, et à partir duquel sont effectuées les dépenses.

L’association envisage le fait de salarier ou indemniser des intervenants, ou faire appel à des prestataires de services.

Article 11 – Assemblée Générale ordinaire

L’Assemblée Générale ordinaire comprend tous les membres adhérents de l’association. Elle est aussi ouverte à toutes personnes susceptibles d’être intéressées par les objectifs de l’association.

Ces réunions ont lieu aussi souvent que l’intérêt de l’association l’exige ou chaque fois que les membres du Collège le demandent ou au moins la moitié des membres la convoque.

Le/la référent.e chargé.e d’organiser la séance ordinaire en détermine l’ordre du jour, le lieu, la date et l’heure, en tenant compte des demandes des membres de l’association et des décisions préalables de l’Assemblée Générale à ce sujet. Il/elle en informe l’ensemble des membres de l’association 15 jours à l’avance.

Le/la référent.e, assisté.e des membres du CRS, préside l’assemblée et expose la situation morale puis l’activité de l’association. Le/la référent.e des comptes rend ensuite compte de sa gestion et présente les comptes annuels (bilan, compte de résultat et annexe). Chaque rapport est soumis à l’approbation de l’Assemblée Générale.

Si une AG se termine par des ‘questions diverses’, nul vote ne peut avoir lieu pendant cette partie.

Ne prennent part aux votes que les membres adhérents à jour de leurs cotisations. Tout membre a le droit de se faire représenter par un.e autre membre en remettant à ce.tte dernier.e une procuration écrite signée (possiblement dématérialisée). Nul ne peut détenir plus de deux procurations.

Les modalités de prise de décision sont décrites dans la charte.

Les décisions des Assemblées Générales s’imposent à tous les membres, y compris absents ou représentés.

Article 12 – Assemblée Générale Extraordinaire

Une séance extraordinaire délibère sur la modification des présents statuts ou la dissolution de l’association.

Une Assemblée Générale extraordinaire est convoquée, si besoin est, sur décision du Collège Résilient des Sages, de l’Assemblée Générale ou sur la demande d’au moins la moitié de leurs membres.

Les modalités de convocation sont identiques à celles d’une séance ordinaire. Cependant, pour la validité des décisions, l’Assemblée Générale Extraordinaire doit comprendre au moins deux tiers des membres acteurs, fondateurs et du CRS ayant droit de vote.

Les décisions de l’Assemblée Générale en séance extraordinaire sont prises comme selon les modalités décrites dans la charte.

Article 13 – Collège Résilient des Sages (CRS)

La direction de l’association est assurée par un Collège Résilient des Sages. Il est au quotidien une instance ouverte de coordination de l’association : il assure la conduite collective des projets en cours et participe à la mise en place des orientations et actions prévues par l’Assemblée Générale. Il se réunit autant de fois que nécessaire. Il est investi des pouvoirs nécessaires au fonctionnement de l’association et peut ainsi agir en toutes circonstances en son nom, notamment sur le plan légal. Le Collège Résilient des Sages est l’organe qui représente légalement l’association en justice. En cas de poursuites judiciaires, les membres du Collège Résilient des Sages en place au moment des faits prendront collectivement et solidairement leurs responsabilités devant les tribunaux compétents.

Il peut désigner un ou plusieurs de ses membres pour représenter l’association dans tous les actes de la vie civile et juridique. Chacun-e de ses membres peut ainsi être habilité-e à remplir, au cours d’une période déterminée, toutes les formalités de déclaration et de publication prescrites par la législation et tout autre acte administratif nécessaire au fonctionnement de l’association et co-décidé par le Collège Résilient des Sages. Les fonctions, attributions et pouvoirs respectifs des membres du Collège Résilient des Sages sont précisés dans la charte de l’association.

Il est composé de 3 à 21 membres, si possible de manière paritaire. Les membres du Collège Résilient des Sages sont élus pour l’année civile en cours. Les conditions d’éligibilités sont dans la charte. Les membres sont rééligibles sans limite. Toute candidature ou désignation pour être valide doit suivre (si elle existe) la procédure explicitée dans la charte.

Tout membre du collège qui, sans excuse, n’aura pas assisté à trois réunions consécutives sera considéré comme démissionnaire. Un-e salarié-e de l’association ne peut être membre du Collège Résilient des Sages si son salaire excède les 3/4 du smic. Si un.e membre du Collège Résilient des Sages est amené-e à exercer une activité salariée au sein de l’association avec un salaire supérieur à 3/4 du smic, il/elle devra démissionner du Collège Résilient des Sages. En cas de vacances, décès, exclusion ou démission le collège désigne un remplaçant. Il est procédé à leur remplacement définitif par l’Assemblée Générale ordinaire suivante. Les fonctions des membres ainsi élu-es prennent fin au moment où devrait normalement expirer le mandat des membres remplacé-es.

Le Collège Résilient des Sages se réunit au moins quatre fois par an et aussi souvent que la vie de l’association l’exige sur convocation du quart de ses membres. Les modalités de prise de décision sont décrites dans la charte. Chaque réunion donne lieu à un compte-rendu. Les réunions sont ouvertes aux membres de l’association et leur avis pourra être exprimé lors des décisions.

Article 15 – Indemnités

Toutes les fonctions, y compris celles des membres du Collège Résilient des Sages, sont gratuites et bénévoles. Seuls les frais occasionnés par l’accomplissement de leur mandat, après accord du Collège Résilient des Sages, sont remboursés sur justificatifs. Le rapport financier soumis à l’Assemblée Générale ordinaire présente, par bénéficiaire, les remboursements de frais de mission, de déplacement ou de représentation.

Les conditions d’indemnités seront précisées dans la charte de l’association.

Article 16 – Charte

La charte est destinée à fixer les divers points non prévus par les présents statuts, notamment ceux qui ont trait à l’administration interne de l’association.

Elle est établie par le Collège Résilient des Sages, qui la fait alors approuver par l’Assemblée Générale. Des modifications peuvent être apportées par le Collège Résilient des Sages avec effet immédiat. Toute modification doit être notifiée aux adhérents qui disposent d’un délai de 15 jours pour exprimer leur désaccord.

Le CRS ne peut modifier le montant des cotisations dans la charte.

Article 17 – Dissolution

La dissolution de l’association pourra être prononcée en Assemblée Générale Extraordinaire par au moins les deux tiers des adhérent-e-s et si elle a été inscrite à l’ordre du jour. En cas de dissolution, un ou plusieurs liquidateurs sont nommés par l’Assemblée Générale et l’actif, s’il y a lieu, est dévolu à une association poursuivant des buts proches de ceux poursuivis par l’association, conformément à l’article 9 de la loi du 1er juillet 1901 et au décret du 16 août 1901.

Article 18 – Libéralités

L’association s’engage à présenter ses registres et pièces de comptabilité sur toute réquisition des autorités administratives en ce qui concerne l’emploi des libéralités qu’elle serait autorisée à recevoir, à laisser visiter ses établissements par les représentants de ces autorités compétents et à leur rendre compte du fonctionnement desdits établissements.

«  Fait à Haramont, le 01/01/2018»

L’équipe

Les jardins de la fontaine pareuse, en plus du soutient de nombreux volontaires de passage, sont portés au quotidien par une équipe de ‘permanent’. Quelques mots sur le parcours de chacun et son investissement sur le lieu.

L'équipe

Les quatre permanents du lieu.

Amiral Momo

Infirmière de bord, ambassadrice en Communication non violente, championne des semis en tout genre, bricoleuse depuis près de 25ans.

Pirate en chef Ludo 

Expert en informatique, recherche, administratif, communication, organisation, mise en réseau, mise aux normes et prise de décisions pragmatiques.

Cap’taine Pilou

Champion athlétique du jeté de betterave, c’est notre jardinier comptable de cette année.

Chef Nico

Expert en polyvalence et amoureux d’éco-construction, assistant formateur en Permaculture, maraîcher.

Historique

Les origines

Dans  une recherche de retour à la nature et à la forêt, Nico a investi dans ce petit bout de terrain en bordure de la forêt de Retz. C’était il y a une douzaine d’années. Alors éducateur spécialisé, il commence petit à petit à s’intéresser à la permaculture.

Le chalet !

Un triste jour (2013), par accident, son chalet prend feu et il perd tout ce qu‘il possédait. Cela avait planté la graine de l’impermanence dans son esprit. De là, son intérêt pour la Permaculture et pour l’éco-construction se sont transformés en passions. Il décide alors de lancer un nouveau projet de vie sur les ruines de l’ancien : créer une ferme permacole !

Un nouveau départ

Il a commencé à planter des légumes, des arbres et à gérer son terrain. Puisant son inspiration des techniques de design mises au point par Bill Molison.

Quelques années plus tard, de beaux projets ont vu le jour : buttes de culture, jardin forestier, douche solaire… et si le projet vise à la re-construction du chalet, plusieurs expérimentations éphémères sont réalisées afin de tester certaines techniques : charpente en bois brut, charpente réciproque, enduits terre, terre paille, paille porteuse, toiture végétalisée, peinture à l’argile etc…

Le temps du collectif

A ce projet initié par Nicolas plusieurs individus se venus se greffer et apporter leur temps, leurs compétences et dévouement et se construit désormais au gré des arrivées et des départs.

C’est de là que naquis l’association VIE, la recherche d’une vie communautaire riche et respectueuse, d’une gouvernance partagée, le temps des projets collectifs, des ateliers, stages, formations…la participation aux Rencontres Nationale de la Permaculture, l’accompagnement à l’installation d’autres lieux, la CNV…

Et grâce à tous les bénévoles, l’aventure continue !